Droit & Opéra : Acte II
THEMES & PROBLEMATIQUES
La confrontation des mondes lyrique(s) et juridique(s) n’avait jamais été abordée de façon scientifique par des universitaires, des chercheurs et même des praticiens du secteur lyrique. A la suite d’un opéra (l’Antigona de TRAETTA proposé il y a quelques années par les Talens Lyriques), les deux principaux coorganisateurs de ces journées de colloque (Mme le professeur KOUBI et M. TOUZEIL-DIVINA (coordinateur)) ont décidé d’ouvrir la réflexion sur cette ou plutôt ces confrontations. En effet, les liens potentiels et parfois conflictuels entre Droit et Opéra sont multiples :qu’il s’agisse de la question formelle de l’Opéra en tant qu’institution (de nature publique ou privée) qui témoigne alors de ce que peut représenter l’intérêt général ou la notion de service public aux yeux des gouvernants ; qu’il s’agisse de la question corollaire du mécénat culturel ; qu’il s’agisse du droit d’expression à travers l’opéra (et sa critique potentielle du pouvoir) ; qu’il s’agisse des mises en scène parfois « théâtrales » du droit lui-même ; qu’il s’agisse naturellement des questions de l’égal accès au service public « opéra » ou encore de celles relatives aux droits de la propriété intellectuelle ; qu’il s’agisse enfin des représentations que les opéras ont pu se faire .. du droit, etc.La réflexion s’ordonnera alors autour de plusieurs ateliers de recherche qui permettront aux intervenants de poser quelques questions et / ou jalons ; nos travaux n’ayant pas pour but d’épuiser la thématique « Droit & Opéra » mais bien de la dévoiler sous ces abondants aspects.
DROIT & OPERA
(PARIS, 14 DECEMBRE 2007)
La première journée de colloque a permis d’aborder trois premières thématiques. En matinée, c’est en premier lieu l’aspect institutionnel de l’Opéra dans toute sa diversité qui a été mis en lumière (évolutions historiques de l’engagement public lyrique, part du mécénat, aspects comparatistes et positifs vis-à-vis d’expériences étrangères et confrontation de l’Opéra à Paris et en province notamment à travers la décentralisation culturelle). Pour ce faire, plusieurs témoignages ont été offerts par des professionnels du monde lyrique (directeurs d’opéras et dirigeants d’associations).L’après-midi a quant à elle été relative à l’étude du droit d’expression à travers l’opéra et notamment aux confrontations des libertés des auteurs au(x) pouvoir(s) des gouvernants. Enfin, c’est l’opéra et sa dimension théâtrale de mise en scène qui ont servi de crible à quelques présentations d’activités purement juridiques et techniques comme le droit processuel.
OPERA & DROIT
(POITIERS, 14 MARS 2008)
La seconde journée de colloque permettra ensuite d’exposer les thématiques suivantes : D’abord, c’est la question primordiale d’un « droit à l’opéra » qui sera examinée et qui aboutira sur l’analyse de l’Opéra en tant que service public (avec ses « Lois » telles que l’Egalité d’accès ou encore la question de sa gestion des personnels). En outre, après avoir relevé quelques exemples de représentations du droit et du monde juridique dans plusieurs opéras c’est la dimension des droits de propriété intellectuelle de l’art lyrique qui seront abordés et clôtureront nos travaux.Travaux qui, du reste, feront l’objet (en décembre 2008) d’une publication universitaire.










